Allélopathie : interférence biochimique végétale et leviers agronomiques (couverts, déprise, suppression)
L'allélopathie est l'interférence biochimique par laquelle une plante libère des allélochimiques (exsudation racinaire, lessivage foliaire, volatilisation, décomposition des résidus) qui inhibent ou stimulent germination, croissance ou microbiome voisins (Rice 1984 ; Aubertin 2018 [source non vérifiée]).
- Familles : phénols, terpénoïdes, glucosinolates (Brassicacées → biofumigation), acides hydroxamiques (DIBOA/DIMBOA du seigle), sorgoléone (sorgho), juglone (noyer).
- Couverts allélopathiques : seigle, sorgho, Brassicacées en mulch suppriment les adventices par inhibition de germination — levier de déprise complémentaire de la faim d'azote (card #60) et service des couverts (card #50).
- Double tranchant : autotoxicité (résidus inhibant la culture suivante), effets non spécifiques sur le microbiome — mais aussi suppression de pathogènes (biofumigation).
- Dépendance au sol : libération et persistance des allélochimiques dépendent de l'adsorption (argile/MO), de la dégradation microbienne et de l'Eh — effet de terrain variable, à calibrer.
Position du corpus : un service de régulation biotique à intégrer au design des couverts/rotations, pas une recette universelle — son expression dépend du sol vivant qui métabolise les allélochimiques.