Compaction / semelle / faible porosité
Diagnostic terrain : compaction, semelle de labour, limitation racinaire, infiltration faible.
Objectif : comprendre pourquoi un sol qui semble poreux en moyenne fonctionne comme un bloc — et comment la biologie reconstruit l'architecture.
MÉCANISME : la compaction détruit la connectivité du réseau poral, pas seulement son volume. Les macropores (galeries, canaux racinaires) sont écrasés → la tortuosité augmente → la filtration ralentit → l'O₂ ne se renouvelle plus → anoxie locale même en sol apparemment poreux. La semelle de labour (~25-30 cm, interface Ap/Bt) est la forme chronique. Les racines ne s'arrêtent pas par simple force physique : elles détectent la compaction via l'accumulation d'éthylène — c'est un signal, pas un mur.
PARADE ÉLÉGANTE : la bioturbation (vers anéciques, racines pivotantes comme radis fourrager ou chicorée) recrée des biopores stables et connectés. Effet cumulatif vs effet mécanique ponctuel du sous-soleuse (la semelle se reforme si la biologie ne prend pas le relais). Le VESS (score Sq) identifie les couches restrictives pour un travail du sol localisé, pas systématique.
INVERSION : la semelle persistante est un capteur de trafic — elle signale une gestion inadaptée (surcharge, mauvais calendrier). Le sol garde la mémoire des passages.
Cards en dialogue (11)
- Approfondit
- Voir aussi (8)
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- Infiltration lente / engorgement (profil)
- Profil sol 'franc' (loam) : effets intermédiaires, sensibilité au travail du sol
- Lombriciens : catégories écologiques, drilosphère, turricules, biopores et interactions racines
- Hydrophobie / infiltration hétérogène (spots secs)
- Stabilité d’agrégats faible / désagrégation rapide
- Diagnostic terrain intégré : du profil bêché au tableau de bord biologique
- Porosité
- Éthylène