Pompe microbienne à carbone : voies in vivo/ex vivo, effet Tombeau et leviers d'activation
La pompe microbienne à carbone (MCP, Liang et al. 2017/2019) est le mécanisme par lequel le carbone labile (exsudats racinaires, litières) est transformé par le vivant — absorbé, métabolisé, incorporé à la biomasse microbienne — puis stabilisé post-mortem en nécromasse associée aux minéraux (MAOM). Deux voies complémentaires : in vivo (anabolisme : le C devient constituant cellulaire — voie dominante pour la MAOM) et ex vivo (enzymes extracellulaires décomposant les résidus). À la mort cellulaire, l'« effet Tombeau » (entombing, Kästner 2021) opère : fragments de parois riches en groupements fonctionnels, adsorbés sur les surfaces minérales à l'abri de la décomposition. La nécromasse microbienne représente ~33-62 % du C organique stable (biomarqueurs sucres aminés). L'efficience de la pompe dépend de la CUE (card #186) ; sa capacité est bornée par la saturation minérale (card #185). Leviers : diversification végétale et rhizodéposition, couverts vivants, équilibre C:N:P, réduction du travail du sol.