Autoroutes fongiques : dispersion bactérienne le long du réseau mycélien
Le mycélium n'est pas seulement un organe d'acquisition : c'est une infrastructure de transport partagée. Le film d'eau continu qui tapisse les hyphes (→ terme #1300) reste liquide dans les pores asséchés là où la matrice du sol se déconnecte hydrauliquement ; les bactéries motiles (flagelles — terme #1959) y nagent ou s'y laissent transporter sur des distances centimétriques (Kohlmeier et al., 2005). En milieu sec et oligotrophe, le mycélium transfère eau et nutriments et stimule l'activité bactérienne le long de son réseau (Worrich et al., 2017 #1000471) — l'hyphe est simultanément pompe et route. Conséquence fonctionnelle majeure : après un stress (sécheresse), la recolonisation bactérienne ne dépend pas seulement de la banque dormante locale (→ terme #3504) mais de la redispersion le long des autoroutes hyphales — d'où l'importance de ne jamais rompre la continuité mycélienne (non-travail du sol, couverture). Distinction : la redistribution hydraulique fongique (→ terme #549) transporte l'eau ; l'autoroute fongique (→ terme #5043) transporte les bactéries dans l'eau conduite. Versant pourvoyeur en milieu aride : Allen, 2007 #1000469. Voir aussi card #226 (mycorhize), card #232 (biofilms), card #6 (eau facteur limitant), fiche #264 §3.1/§4.2 (autoroutes et méta-système connecté).
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