Passer du qualitatif (« il y a beaucoup de vers ») à un indicateur synthétique objectivé de la biodiversité : un protocole reproductible, des nombres effectifs de taxons, une estimation corrigée de la richesse. Un chiffre comparable entre parcelles et années, opposable, qui sert d'entrée au diagnostic et à l'évaluation économique du vivant — et mesure objectivement la trajectoire d'amélioration face à un témoin.
Les maillons de la chaîne
9 étapes, du levier agronomique à l'effet santé.
P1Vers de terrePoint de départ : comptage de vers et relevé des catégories écologiques (épigés/endogés/anéciques) — donnée qualitative à objectiver.
S2échantillonnage stratifié reproductibleProtocole d'échantillonnage stratifié et reproductible, condition de toute comparaison ultérieure entre parcelles et années.
S2nombres de HillCalcul des nombres de Hill (q=0 richesse, q=1 Shannon, q=2 Simpson) : conversion des indices ad hoc en nombre effectif de taxons, interprétable et comparable.
S2disparité fonctionnelleMesure de la disparité fonctionnelle (distance entre catégories Bouché ou guildes) : la diversité devient fonctionnelle, pas seulement taxonomique.
S2extrapolation Krishnamani-HarteExtrapolation (méthode Krishnamani-Harte) vers la richesse régionale à partir de placettes échantillonnées.
S2indice de Chao2Estimation Chao 2 des taxons non échantillonnés : corrige le biais de sous-estimation de la richesse observée.
P1trajectoire d'amélioration (ACS/MSV vs témoin)Ces mesures rigoureuses, suivies année après année, établissent une trajectoire d'amélioration ACS/MSV vs témoin, scientifiquement défendable.
F2Capital biologiqueLa trajectoire prouvée s'agrège alors en indicateur synthétique de capital biologique : un input objectivé pour la décision et l'évaluation économique du vivant.