Le versant sombre de la bioprécipitation (C46) : quand l'arbre disparaît, la boucle de l'eau vivante se défait. La forêt n'utilise pas l'eau, elle la recycle — évapotranspiration, nucléation biologique, recyclage des précipitations, pompe biotique. La déforestation coupe chaque maillon : moins d'évapotranspiration, moins de recyclage régional, la pompe biotique s'affaiblit, les précipitations diminuent, le microclimat se durcit — l'aridification installe la rétroaction qui empêche le retour de la forêt (Ellison et al. 2017 ; Famiglietti 2014 pour le versant irrigation des grandes cultures qui épuise les nappes). C'est le fondement doctrinal du contraste systèmes pérennes/annuels : les grandes cultures irriguées épuisent l'eau, la forêt l'apporte.
Les maillons de la chaîne
5 étapes, du levier agronomique à l'effet santé.
S0DéforestationLe couvert pérenne disparaît : la surface qui transpirait est remplacée par un sol nu ou annuel une partie de l'année.
S0évapotranspirationLa pompe végétale s'arrête : moins de vapeur émise vers l'atmosphère, le souffle humide de la forêt s'éteint.
S0Recyclage des précipitationsSans vapeur locale, les précipitations ne sont plus recyclées sur place : l'eau traverse sans nourrir (Ellison et al. 2017).
S0Pompe biotiqueLa pression de vapeur qui aspirait les masses humides s'affaiblit — le gradient s'inverse, les pluies se déroutent (Makarieva & Gorshkov 2007, débattu).
S0aridificationSécheresses récurrentes, sols qui se durcissent : la rétroaction s'installe — plus difficile de faire revenir la forêt qui ramènerait l'eau.