Temporalité, irréversibilités et entropie des pratiques humaines
Cadre : tout bilan agronomique doit expliciter ses échelles de temps et ses irréversibilités. L'asymétrie est la règle — la destruction est rapide (érosion, perte de structure, minéralisation de la matière organique stabilisée), la reconstruction lente : un sol se forme en ~100 à 1000 ans/cm, et la coévolution sol-plante-microbe s'est jouée sur ~450 Ma (fiche #26). Le second principe (entropie) donne un sens matériel aux pratiques : dilapider un stock de matière organique stabilisée hérité ou réduire une forêt en broyat peut être incohérent selon le bilan matière/énergie. Un gain immédiat payé par une perte de capital long est une fausse économie. Usage : juger une pratique sur la trajectoire et le temps de reconstruction qu'elle engage, pas sur l'effet de l'année (fiche #72).
Cards en dialogue (9)
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- Histoire des sols : désastres et réussites (Croissant fertile, Nil, Terra Preta, Milpa)
- Transition : chronoséquence 4 phases et indicateurs de suivi
- Cascade temporelle — T0 instantané → T5 géologique (à quelle échelle ça se joue)
- Coût réel de l'énergie fossile et 'esclaves énergétiques'
- Évolution du vivant : monde anaérobie → photosynthèse → oxygénation → respiration (cadre redox)
- Cycle 5 étapes d'érosion civilisationnelle (200-2000 ans)
- Résilience
- Pédogenèse et CLORPT : les cinq facteurs de formation des sols