Voie du shikimate et EPSPS : inhibition par le glyphosate et conséquences microbiennes
Le glyphosate inhibe l'EPSPS (5-énolpyruvylshikimate-3-phosphate synthase), enzyme pivot de la voie du shikimate — absente des mammifères mais présente chez une large part des bactéries et des champignons : la spécificité « végétale » de l'herbicide est une illusion taxonomique (Duke & Powles, 2008). Le blocage de la shikimate prive les microbes de leurs acides aminés aromatiques et, en aval, des sidérophores : la conséquence est une perturbation des communautés microbiennes du sol et des symbioses qui en dépendent (van Bruggen et al., 2021). Le métabolite AMPA, persistant et ubiquiste dans les sols et les eaux (Battaglin et al., 2014), prolonge l'exposition bien au-delà de la pulvérisation ; les effets non-cibles s'étendent à la faune (activité et reproduction des lombriciens réduites, Gaupp-Berghausen et al., 2015). NB : l'application de la trophobiose (statut nutritionnel de la plante) au glyphosate reste une extrapolation non tranchée — cette card porte le mécanisme direct, pas la doctrine Chaboussou.