M genes : la plante orchestre son microbiome
Contrairement aux R genes (résistance classique, contournables), les plantes possèdent des M genes (microbiota-assembly genes, néologisme par analogie aux R genes) qui régulent le recrutement et l'assemblage de leur communauté microbienne bénéfique. Cette résistance « par le microbiome » s'appuie sur la diversité microbienne et chimique du recrutement — difficile à contourner pour un pathogène.
Exemples : des haplotypes M du riz enrichissent des communautés protectrices (Su 2024) [citation à confirmer] ; des landraces de maïs produisent un mucilage riche en glucides nourrissant Burkholderia/Azospirillum fournisseurs d'azote (Van Deynze 2018) ; le microbiome du téosinte reste lié à son environnement ancestral (Barnes 2024) [citation à confirmer]. La domestication sous intrants aurait érodé les M genes (hypothèse), que les landraces et formes sauvages conservent.
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