Phytohormones : le langage moléculaire de la plante
Les phytohormones — auxines, gibbérellines, cytokinines, acide salicylique (SA), jasmonate (JA), acide abscissique (ABA), éthylène, strigolactones (SL), karrikines (molécules issues de la fumée, à activité hormonale — statut de phytohormone débattu) — forment le langage moléculaire par lequel la plante perçoit son environnement, orchestre son développement et dialogue avec son microbiome.
Elles fonctionnent en réseau (cross-talk), pas en isolation : la balance JA/SA discrimine les défenses contre biotrophes (voie SA) et contre nécrotrophes et insectes (voie JA/éthylène) (cf. ISR #199 et SAR #202) ; les strigolactones (#88) signalent à la fois l'architecture racinaire et le recrutement mycorhizien ; l'ABA orchestre la réponse au stress hydrique. Ce sont les hub de signalisation du continuum sol↔plante↔microbiome, et les cibles des stratégies de trophobiose (#161) et de cry-for-help (#70).
Card cadre intégrant les hormones spécifiques (SL #88 comme exemple paradigmatique) dans la logique commune de la signalisation végétale.
Cards en dialogue (8)
- Voir aussi (6)
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- M genes : la plante orchestre son microbiome
- Cry-for-help : recrutement stress-induit du microbiome
- Immunité nutritionnelle : forme d'azote (NH₄⁺/NO₃⁻) → protéosynthèse → signalisation JA-SA
- Résistance systémique induite
- Résistance systémique acquise
- Trophobiose (Chaboussou) : la plante nourrie attire son ravageur