L'argument le plus radical : un choix technique anodin (nb d'espèces dans un couvert) aurait des implications potentielles sur l'épidémiologie des maladies chroniques (cascade longue diversité du couvert → microbiome du sol → phytochimie → microbiote humain → immunité, encore appuyée sur des études corrélationnelles limitées).
Les maillons de la chaîne
6 étapes, du levier agronomique à l'effet santé.
P2couvert multiespècesPoint de départ : le choix agronomique en apparence anodin du nombre d'espèces au semis. Légumineuses + graminées + crucifères saturent les niches et diversifient les exsudats racinaires.
S2biodiversité du solLa diversité végétale aérienne se traduit immédiatement en diversité microbienne souterraine : chaque famille de plante recrute ses guildes, Chao1 et Shannon montent, le sol devient génétiquement plus riche.
S3Réseau MycorhizienSur ce sol diversifié, les CMA tissent un réseau mycorhizien commun qui interconnecte les espèces du couvert : C, N, eau et signaux circulent entre plantes, consolidant l'édifice fonctionnel bâti à l'étape 2.
V2HolobionteRaccordées par le CMN et nourries d'un microbiome riche, les plantes fonctionnent comme un holobionte élargi : défenses ISR/SAR amorcées, phytochimie secondaire stimulée, qualité nutritive préparée pour l'étape alimentaire.
H1hypothèse des vieux amisL'aliment issu de cet holobionte transporte une signature microbienne diversifiée : il entraîne le système immunitaire humain selon l'hypothèse des vieux amis (Rook), inversant à l'échelle des populations la dérive inflammatoire des sociétés industrialisées.
H3suppressivité comme alternative aux antibiotiquesBoucle de retour : l'holobionte robuste réduit la pression pathogène en champ et en élevage, desserrant le recours aux antibiotiques vétérinaires et phytosanitaires, ce qui freine l'AMR. La diversité d'un couvert végétal devient in fine un levier de résilience immunitaire populationnelle.