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Le Sol Vivant

Biofumigation : glucosinolates des Brassica → isothiocyanates, suppression des bioagresseurs telluriques

Card #172 Pratique Pratique Docs : P2, S2

La biofumigation exploite les glucosinolates des Brassicacées (moutardes, radis fourrager, roquette) : à la destruction du couvert (broyage + incorporation humide), l'enzyme myrosinase hydrolyse les glucosinolates en isothiocyanates (ITC), composés volatils biocides à large spectre.

Cibles : nématodes (dont Meloidogyne), champignons telluriques (Fusarium, Rhizoctonia, Verticillium, Sclerotinia), certaines bactéries et adventices en germination — un « fumigant » naturel, sans bromure de méthyle.

Conditions d'efficacité : maximiser la biomasse et la teneur en glucosinolates (espèce/variété, destruction à floraison), broyer finement (libère la myrosinase), incorporer aussitôt et humidifier/bâcher pour piéger les ITC, par température douce. L'effet est transitoire (jours-semaines).

Limites : forte variabilité (espèce, sol, conditions), effet non sélectif (touche aussi des organismes bénéfiques à forte dose), et bénéfice global (couvert + structure + MO) qui dépasse le seul effet biocide. Levier du pilier « interférence ciblée » de la lutte intégrée.

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