Biofumigation : glucosinolates des Brassica → isothiocyanates, suppression des bioagresseurs telluriques
La biofumigation exploite les glucosinolates des Brassicacées (moutardes, radis fourrager, roquette) : à la destruction du couvert (broyage + incorporation humide), l'enzyme myrosinase hydrolyse les glucosinolates en isothiocyanates (ITC), composés volatils biocides à large spectre.
Cibles : nématodes (dont Meloidogyne), champignons telluriques (Fusarium, Rhizoctonia, Verticillium, Sclerotinia), certaines bactéries et adventices en germination — un « fumigant » naturel, sans bromure de méthyle.
Conditions d'efficacité : maximiser la biomasse et la teneur en glucosinolates (espèce/variété, destruction à floraison), broyer finement (libère la myrosinase), incorporer aussitôt et humidifier/bâcher pour piéger les ITC, par température douce. L'effet est transitoire (jours-semaines).
Limites : forte variabilité (espèce, sol, conditions), effet non sélectif (touche aussi des organismes bénéfiques à forte dose), et bénéfice global (couvert + structure + MO) qui dépasse le seul effet biocide. Levier du pilier « interférence ciblée » de la lutte intégrée.
Cards en dialogue (5)
- Voir aussi (5)
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- Éliciteurs biologiques exogènes : chitosane et oligogalacturonides (priming PTI/SAR)
- Gestion systémique des nématodes à galles : rotations, cultures-pièges et régulation trophique
- Top-down vs bottom-up : doctrine de régulation des communautés microbiennes du sol
- Extraits microbiens aérobies : thé de compost oxygéné (AACT) et lombrithé
- ASD : désinfection anaérobie du sol par biofumigation