Socio-économique : travail, filières, risques et dépendances
Cadre : une pratique n'est jamais seulement biophysique — son adoption dépend de la main-d'œuvre, des équipements, des filières, du capital, des risques et de la réglementation. Surtout, le système dominant s'auto-entretient par verrouillage sociotechnique (lock-in, fiche #38) : économies d'échelle, dépendance de sentier, filières calibrées pour l'industriel — un régime écologiquement inefficient reste rationnel pour l'acteur isolé. D'où le paradoxe : l'agroécologie démontre une robustesse documentée (avec des écarts de rendement contextuels) mais diffuse lentement. Comparer deux systèmes exige d'intégrer ces coûts et dépendances cachés (dont l'énergie, card #1), pas seulement le rendement. Usage : juger une transition sur ses barrières systémiques et ses leviers, sans idéologie.
Cards en dialogue (9)
- Voir aussi (8)
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- ACS : les 3 piliers (non-labour, couverture permanente, rotation diversifiée)
- Transition : chronoséquence 4 phases et indicateurs de suivi
- Souveraineté azote-fertilisation : l'autonomie nationale face à la dépendance Haber-Bosch
- Coût réel de l'énergie fossile et 'esclaves énergétiques'
- Densité nutritionnelle alimentaire (sol → assiette)
- EROI : retour énergétique des systèmes agricoles (énergie utile / énergie investie)
- Autonomie et low-tech : réduire la dépendance aux intrants et technologies externes
- Métabolisme sociétal — régimes minier vs circulaire