Filtre mycorhizien ETM : exclusion métaux lourds et sécurité alimentaire
Les éléments traces métalliques (Cd, Pb, As, Hg) adsorbés sur les colloïdes du sol sont plus ou moins biodisponibles selon le pH et l'Eh. Les champignons mycorhiziens à arbuscules peuvent séquestrer une partie de ces métaux dans leur paroi hyphale, et la plante symbiotique les compartimente dans ses vacuoles racinaires — un filtre biologique partiel.
L'efficacité dépend fortement du métal et du couple espèce fongique × espèce végétale : bien documentée pour Cd et Pb, elle reste contestée pour As (l'arsénite As(III), mobile, est parfois favorisé) et Hg. À l'échelle du continuum sol-plante-humain, l'hypothèse d'un aliment à plus faible charge en ETM — et donc d'un moindre stress oxydatif intestinal — découle de ce filtre, mais reste à étayer (pas de seuil quantifié établi).
Cards en dialogue (9)
- Approfondi par
- Voir aussi (7)
-
- Glomaline : glycoprotéine fongique et stockage C profond
- Densité nutritionnelle alimentaire (sol → assiette)
- Toxicité ferreuse en sols hydromorphes : stress oxydatif, mobilité Cd/As et stratégies AWD
- Wood Wide Web : critique scientifique du paradigme des réseaux mycorhiziens communs (CMN)
- Auxotrophie et co-évolution : le virage lipidique CMA-plante comme signature de symbiose obligatoire
- Chélation organique et biostimulation foliaire : acides aminés, hydrolysats et mobilité des oligoéléments
- Lutte intégrée bio-mimétique 4 piliers : cadre stratégique unifié pour la gestion des bioagresseurs