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Le Sol Vivant

IPMO (Indigenous Predatory Microorganisms) : cultiver ses propres prédateurs pour pilotage biotique

Card #91 Pratique Pratique Docs : V3, P3, V1

L'IPMO (Indigenous Predatory Microorganisms) est une évolution avancée du Natural Farming (post-KNF/JADAM) : cultiver un consortium naturel de prédateurs microbiens à partir de sol forestier ou humifère de la ferme. Différence clé : l'IMO classique est une microflore généraliste (effet nutritif/structural) ; l'IPMO vise une guilde prédatrice (effet régulateur biotique).

Composition typique : champignons entomopathogènes (Beauveria, Metarhizium, Lecanicillium), protozoaires prédateurs, bactéries antagonistes (Bacillus, Pseudomonas, Streptomyces). Remarque : les nématodes entomopathogènes (Steinernema, Heterorhabditis) sont parfois cités, mais ce sont des parasites obligatoires produits in vivo ou en fermentation spécialisée — non multipliables par une simple fermentation solide humifère à la ferme.

Protocole (principe) : prélèvement de litière forestière riche → multiplication sur substrat (riz cuit + sucre brun, biochar imprégné, compost mûr) → stabilisation → conservation (séchage, biochar). Applications : soil drench (ravageurs souterrains), pulvérisation foliaire (acariens, thrips, pucerons), incorporation au semis.

Logique écologique : s'inspirer de la régulation observée en forêt mature — où les pullulations de ravageurs restent rares, sans être absentes — pour viser à remplacer le réflexe « un pathogène → un pesticide » par « un consortium → régulation systémique » (l'efficacité agronomique des consortiums sauvages non caractérisés restant variable et peu documentée). Famille élargie du Natural Farming avancé (JAKOBA, Natto/Koji, Super LABs), distincte du KNF/JADAM non par le procédé (le KNF utilise déjà la fermentation solide sur riz cuit) mais par le ciblage d'une guilde prédatrice.

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