Un choix d'assolement débouche sur la maladie cardiométabolique : la monoculture céréalière à fort index glycémique, raffinée jusqu'à perdre fibres et matrice, affame le microbiote (chute des Bacteroidetes, montée des Proteobacteria — signature variable selon les études), ouvrirait la barrière intestinale — preuves émergentes, non consensuelles — et installe l'inflammation chronique. La voie du sucre simple vers le syndrome métabolique et les maladies cardiovasculaires.
Les maillons de la chaîne
6 étapes, du levier agronomique à l'effet santé.
P2monoculturePoint de départ : la monoculture céréalière à fort index glycémique simplifie l'assolement et oriente l'alimentation vers des glucides rapides.
H1raffinement industrielEn aval, le raffinement industriel détruit fibres et matrice alimentaire native, privant le bol alimentaire de ses substrats fermentescibles.
H2Pathologie de l'homéostasie intestinalePrivé de fibres, le microbiote bascule en dysbiose : les Proteobacteria prolifèrent tandis que les Bacteroidetes s'effondrent.
H2Acides gras à chaîne courteLa dysbiose appauvrit les bactéries fermentaires productrices d'acides gras à chaîne courte (butyrate surtout) ; or le butyrate nourrit les colonocytes et entretient la barrière intestinale. Sa chute est le maillon mécaniste vers la rupture de barrière.
H2Leaky gutLa chute du butyrate compromet les jonctions serrées : la barrière devient perméable (leaky gut), laissant passer endotoxines et antigènes — porte d'entrée de l'inflammation systémique de bas grade.
H1syndrome métaboliqueInstallée durablement, cette inflammation de bas grade nourrit le syndrome métabolique et les maladies cardiovasculaires — terme de la cascade.