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Le Sol Vivant

Carence silencieuse en cobalt et transfert trophique sol-plante-microbiome humain : pendant Co du continuum sol-aliment-santé

Card #138 Continuum Continuum Docs : S4, V2, H1, H2, P3

La carence silencieuse en cobalt désigne des sols cultivés dont le Co biodisponible est insuffisant pour soutenir une fixation biologique de l'azote optimale et un transfert trophique adéquat vers l'animal et l'humain — sans symptôme visible sur les cultures.

Mécanisme du transfert défaillant :

  1. sols pauvres en Co biodisponible (croûte ~25 ppm, disponibilité réduite à pH > 7,5 et en présence de carbonates) ;
  2. les plantes en prélèvent moins ;
  3. les procaryotes producteurs de cobalamine (microbiote, et surtout animaux d'élevage ayant consommé des plantes Co-riches) en disposent moins (Jörgensen 2024 [source non vérifiée]) ;
  4. l'apport en B12 décroît le long de la chaîne alimentaire.

Chez l'humain et les mammifères, qui ne synthétisent pas la B12, l'essentiel provient des aliments d'origine animale (la synthèse colique humaine, en aval de l'iléon, est peu absorbée) — le maillon « plante → microbiote intestinal → B12 humaine » est donc réel mais secondaire et discuté, à ne pas surinterpréter. Le déficit en B12 (anémie mégaloblastique, neuropathies, troubles cognitifs, homocystéinémie, fœtopathies) reste un enjeu de santé publique : un statut sub-optimal est fréquent dans les régimes pauvres en produits animaux (estimations variables selon le seuil retenu).

Doctrine sol-santé : le cobalt complète le ratio Na/K comme cas-type du continuum minéral sol-aliment-santé. La régénération des sols doit intégrer la dimension micronutritionnelle (diagnostic ICP-MS du Co biodisponible, rotations à légumineuses Co-tolérantes, amendements ciblés) au service de la santé publique, pas seulement de la productivité.

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