La densité en fer et en zinc d'un aliment est aussi un service de la biologie du sol, pas seulement un trait variétal (interaction sol × génotype × gestion) : bactéries (sidérophores) et mycorhizes débloquent et acheminent ces micronutriments verrouillés dans la matrice minérale jusqu'à la plante. Le sol vivant devient un levier de santé publique contre la « faim cachée » — une biofortification biologique (terme émergent, efficacité à l'échelle populationnelle à confirmer), alternative au génie génétique et à la fortification industrielle. Niveau de preuve : élevé pour la mobilisation (sidérophores, voie mycorhizienne) ; moyen pour le maillon biofortification biologique → faim cachée (documentation en cours).
Les maillons de la chaîne
4 étapes, du levier agronomique à l'effet santé.
S2SidérophoresDépart : les bactéries de la rhizosphère sécrètent des sidérophores qui chélatent et solubilisent les micronutriments métalliques (Fe, Zn, Cu, Mn) verrouillés dans la matrice minérale — leur mise à disposition biologique.
S3voie de capture mycorhizienneLe réseau mycorhizien à arbuscules étend l'exploration au-delà de la rhizosphère et achemine ces micronutriments jusqu'à la plante par la voie de capture mycorhizienne, hors de portée des racines nues.
H1Biofortification biologiqueLa plante accumule ces micronutriments biodisponibles dans ses tissus comestibles : biofortification biologique — densité nutritionnelle obtenue par la biologie du sol, sans génie génétique ni fortification industrielle.
H1faim cachéeAboutissement : ces aliments comblent les carences en Fe/Zn qui définissent la faim cachée (malnutrition par déficience en micronutriments malgré un apport calorique suffisant). Le sol vivant, levier de santé publique.