Le sol vivant pourrait agir jusque sur l'humeur : l'aliment dense (fibres, polyphénols) nourrit un microbiote qui produit des acides gras à chaîne courte et des précurseurs de neurotransmetteurs (sérotonine, GABA), lesquels dialoguent avec le cerveau par l'axe intestin-cerveau et le nerf vague. Un prolongement One Health vers la santé mentale — piste émergente, à manier avec prudence. Cadre émergent : hypothèse des « vieux amis » (Lowry) et axe microbiote-intestin-cerveau (Cryan & Dinan) — niveau de preuve modéré, à présenter avec prudence.
Les maillons de la chaîne
4 étapes, du levier agronomique à l'effet santé.
V2Continuum sol-intestinPoint de départ : l'exposition au microbiome du sol enrichit la diversité du microbiote intestinal (hypothèse « old friends ») — le continuum sol-intestin (soil-gut axis).
H2prébiotiquesLes fibres et polyphénols des aliments denses, issus d'un sol vivant, agissent comme prébiotiques (prebiotics) nourrissant les bactéries intestinales bénéfiques.
H2Acides gras à chaîne courteCes bactéries fermentent les fibres en acides gras à chaîne courte (short-chain fatty acids, SCFA) — butyrate, propionate, acétate — qui renforcent la barrière intestinale et modulent l'inflammation.
H2axe intestin-cerveauAboutissement : via l'axe intestin-cerveau (gut-brain axis) et le nerf vague, des neurotransmetteurs d'origine microbienne (sérotonine, GABA, dopamine) influencent l'humeur et la santé mentale.